03/02/2006

Vesdre urbaine: l'inculture du droit paysager?

Si je compare la concrétisation des politiques régionales et locales en matière d'urbanisme, je me rends compte que l'on est très en retard (pour ne pas dire rétrograde) par rapport à d'autres pays comme le Canada par exemple, qui maîtrisent et englobent les notions très subtiles du droit au  (et du) paysage (ou paysager). 

Les architectes qui dessinèrent Verviers au 19ème siècle avaient englobé cette finesse de voir les choses dans ce que j'appelle les "trouées panoramiques monumentales". 

Mais les bonnes manières se perdent, celles qui consistent à mettre en valeur la configuration naturelle (relief, hydrographie,...) du plan conceptuel d'une ville.  Quand on met plus d'importance pour une foire aux boudins que pour une foire aux bouquins, c'est peine perdue que de faire comprendre l'intérêt universel du "droit paysager" (urbain et autres).  Je ne dis pas que ce droit doit être absolu, mais il est souhaitable de le voir être associé à d'autres logiques tout autant recevables. D'où mon plaidoyer pour une Vesdre urbaine non couverte à cet emplacement de grande qualité urbaine.

 

 

Mais hélas, le monde politique affiche presque toujours des discours à deux vitesses, des réalisations contradictoires avec les bonnes intentions affichées lors de festivités ou autres "plaisanteries".  Bref, l'incohérence est coutumière et plus grave encore, la "politique du fait accompli" se généralise.

  

Vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué: ça ne marche qu'à Verviers

Ainsi, les surfaces commerciales sont déjà presque toutes acquises et réservées par de "très²" grosses pointures.  Allez leur dire maintenant que NON... difficile... à moins de leur dire que OUI, mais AUTREMENT (des alternatives existent).

A Verviers, il y en a qui retournent leur vesdre!  Je ne vous ferai pas un discours sur l'opportunisme (ne faites pas ce que je fais...) d'une certaine classe politique, qui consiste à vendre les richesses collectives économiques, environnementales et humaines comme cela se pratiquait sur les marchés aux esclaves.

 

"Dialogue, analyse, réflexion pour une juste raison et évolution équilibrée" telle est ma devise.

Ne couvrez pas la Vesdre urbaine, question de bon sens.

10:19 Écrit par nic | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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