31/03/2006

Wayai à Spa: découverte d'un couvert

Faut-il couvrir la Vesdre?  Totalement, partiellement... pas du tout...

Allons faire un petit tour du côté de Spa.

Voici un montage que j'avais réalisé en janvier dernier.

 

 

Certains se sont déjà posés la question de savoir pourquoi la ville d'eaux n'avait pas de rivière en son centre.  Une bizarrerie que certains mettaient sur le compte d'une vallée "sèche", où l'eau disparaît à un endroit pour resurgir à un autre comme dans un chantoir.  D'autres ne s'étaient jamais posés la question de savoir où passait l'eau du Lac de Warfaaz.  Quelques uns pensaient que c'était Spa-Monopole qui pompait toute l'eau du lac.  Spa-Monopole en prélève beaucoup, mais pas la totalité ! Et puis ceux qui sont déjà allés sur les pelouses de la piscine communale spadoise auront sans doute traversé le petit pont sur le Wayai tout comme ceux qui vont au GB.  Et c'est à l'autre bout de la ville de Spa où commence la commune de Theux à Marteau, que l'on peut à nouveau découvrir sans trop de difficulté la rivière du Wayai.  

Pour résumer, le parcours urbain du Wayai est totalement souterrain, sous la forme d'égouts, vestiges de la grande époque (19 et début 20ème siècle) où les courants hygiénistes prévoyaient d'assainir la distribution et l'évacuation des eaux domestiques. Les rivières étaient d'excellents éboueurs puisqu'elles emportaient tout... chez les voisins ! Une couverture des parcours urbains cachait cette pollution, mais faisait également gagner de l'espace public.  On vous mettait une fontaine pour évoquer l'eau disparue, et puis à Spa, la création du Lac de Warfaaz offrait des débouchés novateurs et porteurs pour le tourisme thermal et les habitants: promenades, canotage, hôtellerie-pension, pêche,...  Bref, l'eau était mise en valeur et la compensation était méritoire puisque sanitaire.

Au fil des années, la rivière est complètement passée à l'oubli des mémoires des populations. Et comme l'oubli fait partie du territoire de nos mémoires, ce fait accompli sans malveillance reste acceptable.  Tout au plus pourrait-on avoir quelques urbanistes qui oseraient proposer ci et là à nouveau quelques réapparitions de la rivière au niveau du Parc de 7 heures ou pourquoi pas sur la Place Royale?  Personnellement, je ne pense pas que ce serait là une priorité pour redécouvrir la rivière.  Je pencherais plutôt pour que la ville de Spa se débarrasse de la pollution sonore engendrée par le trafic qui perturbe la vie courante de cette capitale mondiale du thermalisme.

10:45 Écrit par nic | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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