29/04/2006

Urbanisme: "Faire peau neuve", pour le meilleur ou le pire?

Retour aux choses sérieuses avec l'étude de l'évolution du milieu urbain verviétois. Ne m'en voulez pas sur ma méthodologie mais c'est pas évident d'expliquer une aussi forte évolution en quelques clics).  A vos souris ! 

Suivez la flèche... pour reculer de 1976 à 1906, puis rebondir à 2006.

Nous voici rue du Canal, 1976 (prenez la maison jaune comme repère).

Et passons à la même rue du Canal et donc avec le canal, avant qu'il ne fut remblayé en 1906. (vous allez voir que les annexes et les voitures sont sur les remblais du canal)

 

 

Vu?  Pas difficile à se repérer!... (basez-vous maintenant sur la gauche de la photo, c'est-à-dire le côté de la rue qui est resté bâti)

On voit que toute une rue (presqu'un quartier "Canal-Marteau") a été rasée en 1976. 

L'espace dégagé fut d'abord une large esplanade, puis fut coupé par la trémie permettant au centre-ville d'avoir un axe de pénétration, une liaison "directe" ("connexion forte" dirait-on aujourd'hui en jargon immobilier) depuis la périphérie sud-ouest.

Mais pourquoi a-t-on autant dégagé les bords et abords de la Vesdre sur plus de 600 mètres?  Il serait bon de rafraîchir les mémoires avec l'histoire du projet du "viaduc centre-ville" et l'échec de son implantation grâce à la mobilisation de la population verviétoise.   Quelles étaient les positions des partis politiques de l'époque?  Il serait également intéressant de se poser les bonnes questions sur l'évolution de la rénovation du quartier de Hodimont, également entreprise dans les années 70.  Un exemple là aussi où tout fut rasé pour être réaménagé avec une place importante à la mobilité et à l'habitat. 

A réfléchir: Faire "peau neuve", succès éphémère ou à long terme?  Pour le meilleur ou pour le pire?  Quels enseignements en tirer?

Mon avis: les autorités compétentes et subsidiantes (Ville de Verviers, Région) ne peuvent pas confier la totalité d'une rénovation/revitalisation urbaine à un seul promoteur comme s'il s'agissait de la création d'un village de vacances!  Repenser "la ville" doit être un projet public fédérateur, collectif et global (politiques-population-PME/commerces/prof.libérales-services publics-associatifs-usagers,...)

(photos d'archives noir/blanc extraites du livre "Verviers, hier et aujourd'hui" (1977 ?, Joseph Monami)

10:33 Écrit par nic | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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