26/05/2006

Verviers: défaut ou abus de mémoire, mémoire courte ou cache,...

Avantage ou pas, notre mémoire a la faculté de trier les infos qu'on lui envoie.  Pour certaines données, on ne doit même pas se forcer à les oublier, le temps finit par les effacer.  C'est pas trop grave pour les mauvais souvenirs, mais pour les meilleurs moments, c'est parfois plus ennuyeux.  On remarquera aussi que notre cerveau se constitue également une banque de données très basique des pires dangers souvent vécus et à éviter.  Un autre domaine qui m'intéresse est celui du stockage et du codage de la mémoire.  Comment stockons-nous les infos positives et négatives?  Et comment faire changer d'avis, c'est-à-dire changer le codage du message?  Simplemement en changeant de language?  Pas tout à fait. Je dirais qu'on peut intervenir d'une manière physique et chimique.  Je vous donne un exemple qu'il suffit de reprendre dans mon dernier post.  Pour mieux apater quelqu'un à votre cause, vous allez faire en sorte que son organisme soit chimiquement réceptif.  Les drinks, réceptions, ambiances feutrées en témoignent souvent.  La chimie des hormones porte ses fruits, et emporte souvent le piégé sur des voies déraisonnables.  Il en est de même avec la chimie des émotions. Vous connaissez les adages du  "La nuit porte conseil", "à tête reposée",... lorsque les esprits sont dépollués de coups hormonaux intempestifs. Je pourrais encore vous parler de la "vengeance" qui ne pourrait exister sans une certaine mémorisation des faits, mais avec une codage tout particulier de l'information qui fait que les données semblent écrites en caractères rancuniers et obsessionnels.  Tout comme la gratitude vous dirais-je! Et pour vous, lequel de ces deux comportements est le plus dominant? 

Venons-en au sujet du jour.  Regardez cette "ancienne" carte postale.

Rien que par son aspect et les bâtiments, on m'a dit: "c'est ancien, ça doit remonter au début du siècle (c'est comme avec le foot avec les extra-times, on référencie dans un esprit de prolongation (comme si on était à la 106ème année de 1900). Disons que la vue inspire surtout une époque "passée" et révolue. Or, cette vue ne devrait dater que des années 70 car en regardant bien les détails dans l'arrière-plan droit, on découvre une partie du viaduc autoroutier d'Ensival. 

J'ai choisi cette vue pour vous montrer que certaines usines couvraient des surfaces de plusieurs milliers de m². Elles étaient le plus souvent installées en bordure de Vesdre (comme ici) et à partir de terrains vierges d'habitat. On sait ce qu'il est malheureusement advenu à cette industrie qui n'a su se reconvertir à temps.  Et puis l'éternel problème de la gestion des coûts et des concurrences!

Alors vous me direz que je fais l'apologie des grandes surfaces! Oui, et surtout de nos jours où des zonings industriels et artisanaux canalisent les implantations et activités de production.  Oui également pour les surfaces commerciales intégrées! Oui toujours aux reconversions et revitalisations intégrées!  Utilisons notre mémoire pour ne pas commettre de nouvelles erreurs, car nous pouvons GERER notre espace et territoire avec un souci de qualité de la vie en société. 

Un centre commercial fermé de 32.000 m² en plein coeur de Verviers et couvrant la Vesdre, c'est délirant.  C'est rétrograde, mais pire encore, ça frise la mégalomanie !

12:09 Écrit par nic | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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