16/01/2007

Verviers: pour une Vesdre "inconstructible" et "non-recouvrable"

Oui à une consultation populaire "Revitalisation socio-économique et urbanistique du centre-ville" de Verviers!

Vesdre-Avenir a pris la bonne initiative de passer à l'action "consultation".  Tout le monde en parlait, et personne ne bougeait. 

Voici la question proposée par Vesdre-Avenir.

Êtes-vous pour un développement du centre-ville qui relance le commerce, crée de l'emploi et améliore l'habitat en mettant en valeur la Vesdre sans la couvrir par un bâtiment?

Je propose tout simplement de changer le mot "bâtiment" par "CONSTRUCTION" évitant de voir s'édifier plate-forme, dalle, esplanade, route, parking, viaduc et autres ouvrages de construction nuisant à l'espace rivière Vesdre! 

En clair et comme je l'ai toujours dit, la Vesdre et les rivières doivent rester des espaces "non-recouvrables" et "inconstructibles", sauf utilité publique reconnue comme liée au "sens EAU" de la rivière (aménagement des berges, barrages, bief, épuration, passerelles et ponts classiques,...).

11:46 Écrit par nic dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

Commentaires

Bâtiment ou construction Le mot "bâtiment" a été sogneusement choisi par les membres de Vesdre-Avenir. Un pont serait également une *construction*. Le mot construction est trop vague.
Le but de la question pour la consultation populaire est bel et bien d'empêcher la construction d'un bâtiment sur la Vesdre, donc tout projet ayant comme concept de base celui d'une couverture de la Vesdre, et donc le fameux centre commercial prévu par ForumInvest!

Notons au passage cette rhétorique du miroir particulièrement absurde de la chef de file du MR, Catherine Lejeune, qui déclare dans La Meuse du 13/01/2007: " Cette question est orientée contre le projet, ça ne va pas faire avancer le schmilblick (*leur* schmilblick, faudrait-il préciser...). Ca me choque que sous prétexte d'une vision de ville, ils essaient simplement de détruire ce projet de ForumInvest" (!!!!)

Bref, le monde à l'envers.

En fait, l'équation est simple, et si il faut formuler une réponse à une telle argumentation (sic), on pourrait dire qu'effectivement Vesdre-Avenir chercher, au travers de cette question, à détruire ce projet qui lui-même détruirait Verviers s'il devait jamais voir le jour. Et comme finalement, moins par moins donne plus... ;-)

Nep'

Écrit par : Nep' | 16/01/2007

"construction" et même "chose" je pense qu'il faut justement être assez "large" dans la vision de ce que pourrait être une couverture de la Vesdre ou d'une occupation de l'espace rivière.
Pour ma part, le terme de "bâtimen t" est beaucoup trop restrictif. Juridiquement, ce serait un jeu d'enfant que de contourner ce mot.
Par contre, le terme de "construction" peut être interprété d'une manière très favorable (ou défavorable selon son point de vue) dans sa largesse d'esprit.
Je ne me référerai qu'à la notion comptable de "construction" pour voir la multitude de possibilités que cela offre. Bien plus qu'un "bâtiment". Car avec le terme "bâtiment", cela ne m'êmpêchera pas de construire une dalle de 220 mètres de large sous la forme d'une esplanade ou d'un parking en surface ...couvrant la Vesdre!
Non, le terme de "construction" est un des plus appropriés à la situation. De plus, j'adjoindrais au terme de "construction" d'autres notions comme celles d' "ouvrages", "aménagements", "implantations", "installations fixes ou mobiles", et pourquoi pas de "choses",...
Pourquoi? parce qu'il faut tout simplement tenter de prévoir l'imprévu. Imaginez que pour un terrain, on interdise tout bâtiment... cela n'empêchera pas d'y implanter une antenne gsm, d'y construire une route, d'y aménager un parking sans qu'il n'y ait de... bâtiment.
Mais voilà, tous les avis sont recevables, et les plus judicieux seront sans doute les plus déterminants pour autant qu'on les retienne.

Écrit par : nic | 17/01/2007

actualités verviétoises... Il me semble que l'objectif majeur d'une volonté de non-recouvrement (couverture) de la Vesdre est de vouloir garder la Vesdre à l'air libre et dans une configuration de "rivière urbaine" (semi-naturelle si possible) et en évitant de la canaliser dans un concept de "gouttière".
A côté de l'objectif principal, il y une urgence: la menace du projet de couverture initié par Foruminvest.
J'ajouterai encore à toutes les "choses" à exclure (voir mon message précédent) sous la forme d'un risque de couverture de la rivière, le sens de "STRUCTURE". En clair, RIEN au-dessus et dans la Vesdre! (sauf exceptions; cf messages précédents).
Le but est de défendre la priorité que l'on affirme: le maintien d'une Vesdre AERIENNE (NON-couverte), peu importe le promoteur qui voudrait s'accaparer l'espace Vesdre.
La Vesdre-rivière peut être un formidable trait d'union (et pôle d'attraction) de revitalisation socio-économique urbaine, comme si on se rassemblait autour d'une fontaine monumentale.
Pourquoi encore s'accrocher aux vieilles idées d'un urbanisme de béton et fermé sur lui-même? On produit des centres commerciaux comme la société a produit des cités HLM? Cette époque est révolue, la place est aux villes ouvertes, aérées, à l'intégration et la valorisation des espaces de détente, des îlots de verdure et d'eau dans les villes,...
Les centres commerciaux fermés, c'est très sécuritaire. Pour une autorité communale, c'est une solution de facilité bien plus facile à gérer qu'un centre-ville ouvert et public. Pas de souci, le privé s'en charge et les heures de fermeture réduisent l'espace et donc les risques! La privatisation de l'espace public crée de nouveaux microcosmes sélectifs avec souvent des zones de non-droits, une sorte d'apartheid social. Un peu comme avec la suppression de la Commission Spintay où le bourgmestre Desama détruit toute tentative de démocratie locale. A Verviers, on peut presque tout faire, du moins pour autant que cela ne contredise pas le bourgmestre...

Écrit par : nic | 17/01/2007

De l'importance du contexte de la question posée. Lorsque l'on pose une question, elle fait toujours partie d'un contexte déterminé. Ici, il est clairement établi que le contexte vise à laisser le cours de la Vesdre à l'air libre.

Le mot "construction" empêcherait la mise en place, par exemple, d'une passerelle, ce qui pourrait sans doute être utile comme le représente si bien l'affiche "oui au concept Vesdre Avenir" qui est reproduite à la gauche de ce blog.

Peut-être qu'en inversant les choses : ... crée de l'emploi et améliore l'habitat en mettant en valeur une Vesdre à l'air libre.

Écrit par : Virgile | 17/01/2007

une généralité: l'interdiction de couverture ! Non, pas d'accord avec l'idée du contexte surtout si le mot "bâtiment" y est joint!
La généralité, c'est l'interdiction de couverture de la rivière.
Les principes d'exception et de précaution peuvent ensuite s'appliquer à la construction (ou la pose...) d'une passerelle ou autre aménagement clairement défini et respectueux de l'espace rivière.
Le tout est de trouver juridiquement les bons mots. Un peu comme avec l'interdiction de "fumer", peu importe que ce soit une cigarette, la pipe, le cigare,... Je suis certain que le contexte ne tient pas la route avec l'emploi du mot "bâtiment". C'est clair, un bâtiment, c'est un bâtiment et faut pas commencer à interpréter un mot qui dit bien ce qu'il veut dire. C'est bien, vous n'aurez pas de bâtiment sur la Vesdre, mais rien n'empêcherait un promoteur d'y implanter une piste de karting "kart in the city" en plate-forme...

Écrit par : nic | 17/01/2007

Mise en valeur de la Vesdre N'oubliez pas que la question de la consultation populaire comporte l'élément impératif de "mise en valeur de la Vesdre". Un parking ne serait pas une mise en valeur de la rivière et irait donc à l'encontre de ce qu'aurait exprimé la population verviétoise en cas de plébiscite de cette consultation...

Par l'emploi du mot "bâtiment", Vesdre-Avenir a visé explicitement le projet ForumInvest. En cas de victoire de notre combat, on imaginerait mal ce promoteur, ou bien un autre, changer le concept de couverture par des surfaces commerciales (ce qui les intéresse fondamentalement) par celle d'un parking (ou autre...). Il est évident qu'une mise en valeur d'un cours d'eau ne consiste pas à le recouvrir par quoi que ce soit autre qu'un 'passage'.
En effet, comme le précise Virgile, le mot "construction" est trop flou. Il excluerait et donc empêcherait dès lors la construction d'une (ou plusieurs) passerelle(s), voire d'un pont entre les deux berges...

Nep'

Écrit par : Nep' | 18/01/2007

PRéVOIR !!!!!!!! je persiste à dire "construction" !
Dites-vous bien qu'avec la notion de "bâtiment", tout reste possible pour introduire une nouvelle demande de couverture autre qu'un bâtiment.
On n'est jamais assez prudent!
il suffit de préciser "interdire toutes constructions, sauf passerelles ou ponts classiques entre les berges".

Écrit par : nic | 18/01/2007

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