22/03/2007

Faut-il un cordon sanitaire contre les tendances extrémistes?

Savez-vous qu'il existe des indices permettant de mesurer le niveau de liberté et de démocratie d'une société humaine.  On prend généralement la Presse et les médias, la sécurité (Police), la Justice, le monde syndical, le monde religieux,... bref, tout ce qui de près ou de loin a du pouvoir ou influence le mode de vie qu'ils désirent contrôler. A l'opposé, on peut quantifier tout ce qui pourrait être "incontrôlable" comme des mouvements d'opposition (politique, associatif), des citoyens,... On s'aperçoit souvent qu'un pouvoir à tendance dictatoriale (mais aussi de "corruption", très fréquente en cercle vicieux) tisse facilement un maillage de pression à tous les niveaux organisationnels, ou du moins sur lesquels il exerce une influence directe. Plus difficile à cerner, les pressions indirectes ou interposées, mais qui vont également dans le même sens.

Le clientélisme est souvent l'anti-chambre de l'asservissement.  C'est la dette morale du sujet sur son maître. Mais dès que l'on prend des institutions, on sort du clientélisme individuel pour rentrer dans une vassalité de reconnaissance et de promotion. Une sorte de système de monte-charges cloisonné entre quatre murs sans possibilité d'autonomie.

Pour chiffrer tout cela, on aurait vite tendance à faire confiance à son "impression", ce qui deviendrait relativement subjectif comme mode de mesure.  D'autre part, on peut se tenir aux chiffres.  Pour tout ce qui est des médias radios et télévisés, il suffit de calculer les temps d'antenne consacrés aux faits (ou personnes, partis, tendances,...).  Pour la presse écrite, il suffit de calculer la surface et le positionnement des sujets, le nombre de photos (couleurs ou non), la taille des titres,...  Et pour les deux, on analyse les mots et le sens des rédactionnels selon une échelle d'intensité (émotionnelle ou non). 

Par exemple: si un média ignore un fait important et de sa compétence à être traité, alors qu'il a été relaté à la "une" ou d'une manière générale par les autres médias, c'est qu'il y a une raison (certains diront un "problème"). Mais où et chez qui?  Auprès de ceux qui le diffusent ou chez ceux qui le taisent? On peut chiffrer tout cela au cm² ou à la minute d'antenne. Et quelles pourraient en être les raisons: incompétences, invalidité (surdité, malvoyance), isolement, absence, influence extérieure (on appelle cela du "pilotage") réflexe ou volontaire de passer un fait important sous silence? Dans la plupart des cas, l'oubli ou l'ommission  est une couverture sous laquelle se cache une sorte de terreur latente autorégénérante. La terreur, c'est un peu comme avec les rumeurs, une fois que c'est lancé, cela s'entretient et s'amplifie sans rien faire.  C'est un "climat" que finalement personne n'ose remettre en question.

Mais qu'est-ce qu'il faudra batailler ferme pour casser un système autoritaire ou dictatorial qui s'est surprotégé !

12:53 Écrit par nic dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Nous sombrons dans la paranoia la plus débile. Qui est visé ici, télévesdre, la presse locale, la presse nationale, CNN ???Je pense, au contraire que la couverture, que la presse locale relaie assez bien et même plus que bien la position des opposants à la couverture de la Vesdre( voir le jour, qui soit dit en passant est fort critique vis à vis de FI , et la meuse des 19,20 et 21 mars 2007 entre autre)En ce qui concerne Télévesdre, le depot des signature a été relaté le 21 mars.

Écrit par : al | 22/03/2007

Un reportage toujours invisible ... Il semble en effet que Télévesdre ait enfin relaté le dépôt des signatures hier ... soit deux jours après les faits. Deux jours, c'est énorme ! J'aurais encore pû comprendre que ce soit reporté au lendemain pour des raisons d'organisation mais là, il y a eu choix délibéré. Choix de faire passer cette info après le parc Plopsa Coo, l'action syndicale en Haïti ou le Laetare.

Le problème se situe également sur le site internet de Télévesdre. Au lieu d'avoir le reportage en question, on télécharge un bout de film sur Dison qui n'a rien à voir avec l'info recherchée. Est-ce encore la une indication de choix posé par la rédaction de cette télévision ? De toute façon, que la réponse soit affirmative ou négative, c'est grave ! Ou c'est du sabotage, ou c'est de l'incompétence !

Écrit par : Virgile | 22/03/2007

vive les paranos "politiques" (citoyens) ! parano et cie..., bien entendu, et même complètement parano, cher docteur staline! c'est aussi ce qui se disait en ex-URSS avec les dissidents politiques qui osaient s'opposer au régime dictatorial. Les staliniens enfermaient les "paranos et autres malades mentaux... de notre style" dans des goulags. Je pourrais répondre le même scénario avec Pinochet, car la politique à tendance dictatoriale de Desama, c'est de la même trempe mais heureusement coincé dans le système démocratique qu'est le nôtre.
Vous ne vous rendez pas compte que la politique de Desama est identique à celle du Blok, car l'objectif est de discréditer et faire taire à leurs niveaux d'influence tout qui s'oppose à leurs projets.
Une politique d'extrême droite commence toujours par de petits détails anodins qui s'amplifient: à Verviers, le PS a franchi la barre de la SUPPRESSION de la COMMISSION SPINTAY! Et vous osez encore encenser Desama???

Écrit par : nic | 23/03/2007

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